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Les wieux kons :

Les wieux kons
Le baron
La France profonde
Colleur d'affiches
Danser sous les bombes
Le spectacle de la misère
Européens
Soeur Emmanuelle
Dernière chance
Je suis chocolat
Le temps n'éfface rien

 

 

Les wieux kons

Nous sommes les Wieux Kons
Nous le revendiquons
Nous sommes des Wieux Kons
Et nous le resterons

Acteurs subversifs au sein de la société
Nous sommes les bannis, nous sommes les rejetés
D’un système qui pourrit, mais il n’a qu’à crever
Qu’on ne compte pas sur nous pour venir le sauver

Car nous sommes les Wieux Kons
Nous le revendiquons
Nous sommes des Wieux Kons
Et nous le resterons

N’essayez pas de nous coller une étiquette
Nous sommes électrons libres, on n’en fait qu’à nos têtes
A ceux qui cherchent toujours à nous cataloguer
Ouais c’est en page zéro que vous nous trouverez

Jeune con ne deviendra pas forcément vieux
Le terrain est miné, le parcours est périlleux
Traverser toute une vie destination danger
Qui saura nous guider, qui nous donnera la clé ?
Mais elle tourne dans le vide, et c’est mon existence
Elle franchit les limites de la désespérance
Pendant que toute l’année, les gros cons se font enfler
Les Wieux Kons n’ont pas fini de vous emmerder

Nous le revendiquons
Nous sommes des Wieux Kons
Et nous le resterons

Nous sommes les Wieux Kons
Nous le revendiquons
Nous sommes des Wieux Kons
Et nous vous emmerdons

 

Le baron

Les 35 heures mais en trois jours, bien sûr que je suis pour
La retraite à 80 ans, oh oui je suis partant
La suppression de jours fériés, ok je suis ok
Diminuer les charges sociales, ah ça serait génial

(moi je suis le dictateur, les autres j’en ai rien à branler)

J’autorise les licenciements, et oui c’est évident
Je suis le boss, même si j’ai tort, j’ai raison d’avoir tort
Je m’assois sur les conventions quant à vos convictions
Je les méprise, je les bafoue, je m’amuse comme un fou

(moi je suis le dictateur, les autres j’en ai rien à branler)

Moi je suis le patronat, j’utilise les coups bas
En dessous de la ceinture, car je suis une vraie ordure

Derrière la loi, il y a les hommes, il n’y a pas que les mots
Les syndicats se mettent à table, on engraisse les salauds
J’entends des voix tout aux extrêmes, ce sont aussi les mêmes
Un jeune facteur et un baron, c’est la France des cons

CORRUPTION (moi je suis le dictateur, les autres j’en ai rien à branler)

Moi je suis le patronat
Je n’ai rien à cirer de toutes vos simagrées
Votre vie m’appartient, vous êtes mes larbins
Si il y a des servants, c’est qu’il y a un maître
Alignés dans les rangs, je vais tous vous le mettre
Car moi je suis le patronat

 

La France profonde

C’est l’histoire d’un mec qui devrait être en prison
Deux semaines après, c’est le héros de la nation
82% des voix, j’en reste muet, je ne sais pas toi
J’ai entendu que ceux qui voulaient l’enfermer
Nous ont dit que c’est pour lui qu’il fallait voter
Debout la France au garde à vous, j’en reste muet, je ne sais pas vous

On va chanter pour la France profonde
Qui se la prend, toujours bien plus profonde
Merci Chirac et merci Raffarin
Chantent et déchantent les lendemains

La canicule a fait claquer beaucoup de nos vieux,
Pensions en moins ça c’est un plus et c’est tant mieux
Si l’hiver peut en faire autant, le gouvernement sera content
Venu comme un sauveur, est arrivé Zorro (Sarko)
Les cités tremblent, non mais je deviens parano
A force de pisser dans le sens du vent, si le vent tourne j’te raconte pas

On va chanter pour la France profonde
Qui se la prend, toujours bien plus profonde
Merci Chirac et merci Raffarin
Chantent et déchantent les lendemains

Frais de bouche mais pièces jaunes
Donnons tous mais rions jaune
Sans passer par la case départ
On finira au placard

On va chanter pour la France profonde
Qui se la prend, toujours bien plus profonde
Merci Chirac et merci Raffarin
Chantent et déchantent les lendemains

 

Colleur d'affiches

Colle des affiches pour un parti
1-2-3-4 c’est parti
Qu’attends-tu de spécial ?
De tous ces trous de balles
Triste, qu’il est triste de croire en des promesses
Tel un chien que l’on tient au bout d’une laisse
Laisse les tous crever
Envoie les tous se faire

Foutre, qu’est-ce que tu en as à faire
Est-ce la vie que tu espères ?
Les autres, ne compte pas dessus
Sinon tu seras déçu

Colle des affiches c’est parti
La campagne est bien finie
Terminées les élections
On t’a pris pour un con
Mais tu sais, mais tu sais que ce qui t’est arrivé
Quelque part tu l’as cherché
Ne cherche pas à fuir
Envoie les tous se faire

Foutre, qu’est que tu en as à faire
Vis la vie que tu espères
Les autres, ne compte pas dessus
Sinon tu seras perdu.

 

Danser sous les bombes

Viens, allons danser sous les bombes
Allez viens avec moi, on chantera sous les combles
Cet air d’autrefois
Allons enterrer nos peines
Et d’une seule voix
Faisons sortir notre haine
Et crions sur les toits
Notre désillusion
Même si on y a cru
La cause était perdue

Nos coups de gueule n’ont rien changé
A l’aube d’un nouveau jour
Nos rêves s’envolent en fumée
Et laissent sur nos parcours
La lourde empreinte du temps

Viens, allons danser sous les bombes
Allez viens avec moi, on pleurera sur les tombes
De ces gens d’autrefois
Qui ont partagé nos peines
Et ont doublé nos joies
Debout cité phocéenne
Tes enfants ont cherché
Le paradis perdu
Ne l’ont jamais trouvé
Même si ils y ont cru

Nos victoires n’ont rien changé
A l’aube d’un nouveau jour
Nos rêves se sont envolés
Et tachent nos parcours
De la couleur du sang

 

Le spectacle de la misère

Entrez, prenez place au spectacle de la misère
Bienvenue à tous aux nouveaux jeux sans frontière
La désolation est la plus grande des nations
Maudit de générations en générations

Mais alors danse, danse, danse, le rideau se lève, le spectacle commence
Danse, danse, danse, allez souris tu es filmé
Danse, danse, danse, la pendule sonne c’est l’heure de la potence
Danse, danse, danse, avant de crever

Le pauvre se nourrit mais c’est surtout d’illusions
La vie est en solde, la misère en promotion
Le temps passe et sa tête va bientôt exploser
Dans une mare de sang nous irons nous baigner

Mais alors danse, danse, danse, le rideau se lève, le spectacle commence
Danse, danse, danse, allez souris tu es filmé
Danse, danse, danse, la pendule sonne c’est l’heure de la potence
Danse, danse, danse, avant de crever

3 5 7 c’est juste un tour de magie
Et tout le monde applaudit, les grands et même les petits
Et hop, le tour est joué
Je suis une fée, afin que la fête soit complète
Je lâche des mains ma baguette, presse de mon doigt la gâchette
Et boum, le coup est parti

Danse, danse, danse, le rideau se lève, le spectacle commence
Danse, danse, danse, allez souris tu es filmé
Danse, danse, danse, la pendule sonne c’est l’heure de la potence
Danse, danse, danse, avant de crever

 

Européens

Même si on n’y est pour rien, nous sommes européens
Est-ce un mal ou est-ce un bien mais nous sommes européens
C’est toujours mieux que d’être suisse ou bien d’être américain
Etre neutre ou être fasciste, peut-être mieux vaut être européen

Ils sont venus de très loin pour être européens
Ont parcouru un long chemin pour être européens
Ils ne voulaient pas grand-chose mais juste qu’on leur tende une main
Même si la vie n’est pas rose, peut-être mieux vaut être européen

On peut rêver ou même faire semblant d’y croire
Si tu ne sais pas où tu vas, souviens toi au moins d’où tu viens

 

Soeur Emanuelle

Les moteurs sont coupés, son cinéma peut enfin commencer
N’est-elle pas la plus belle dans son rôle de sœur, Emmanuelle ?
Ni ange mi démon, elle nous sert sans cesse le même sermon
Tourne 100 fois la terre, mais elle entonne toujours le même air

Donne moi une cause
Même pas grand-chose
Je ne crois en rien
Mais il serait bien
Pour mon image
Une première page dans les quotidiens

Mon univers c’est le paraître au royaume de l’hypocrisie
Il n’y a ni dieu ni maître mais on me paie des royalties
Pour associer mon nom à des idées humanitaires
Sœur Emmanuelle

Coups de pub et arnaques, le navire coule mais elle débarque
Hissez haut toutes les voiles, voilà le grand retour d’une étoile
Sans la moindre leçon elle connaît déjà par cœur la chanson
Nous la joue en solo même si tous les accords sonnent faux

Donne moi une cause
Même pas grand-chose
Je ne crois en rien
Mais il serait bien
Pour mon image
Une première page dans les quotidiens

Mon univers c’est le paraître au royaume de l’hypocrisie
Il n’y a ni dieu ni maître, mais on me paie des royalties
Pour associer mon nom à des idées humanitaires
Tel un caméléon je passe du rouge au noir au vert

 

Dernière chance

C’est dans la rue que j’ai grandi
Pour le meilleur et le pire
J’ai appris les choses de la vie
Sans tricher et sans mentir
J’entends toujours la même histoire
Qui nous conte un monde meilleur
Au père Noël, je ne veux plus croire
J’ai juste des envies d’ailleurs

Dés demain, je repars à zéro
Juste une dernière chance
La partie recommence
A zéro, je repars à nouveau
Table rase du passé
Ce soir tout peut changer

J’entends le son de cette guitare
Qui transperce mes tympans
Dans la cave de ce vieux hangar
Je sens ce parfum d’antan
J’ai beau chasser toute cette haine
Elle a suivi mon chemin
Mais ce soir la coupe est pleine
Je n’attendrai pas jusqu’à demain

Je repars à nouveau
Juste une dernière chance
La partie recommence
A zéro, je reprends à zéro
Ras le bol du passé
Ce soir j’ai oublié

 

Je suis chocolat

C’est dans la rue que j’ai grandi
Pour le meilleur et le pire
J’ai appris les choses de la vie
Sans tricher et sans mentir
J’entends toujours la même histoire
Qui nous conte un monde meilleur
Au père Noël, je ne veux plus croire
J’ai juste des envies d’ailleurs

Dés demain, je repars à zéro
Juste une dernière chance
La partie recommence
A zéro, je repars à nouveau
Table rase du passé
Ce soir tout peut changer

J’entends le son de cette guitare
Qui transperce mes tympans
Dans la cave de ce vieux hangar
Je sens ce parfum d’antan
J’ai beau chasser toute cette haine
Elle a suivi mon chemin
Mais ce soir la coupe est pleine
Je n’attendrai pas jusqu’à demain

Je repars à nouveau
Juste une dernière chance
La partie recommence
A zéro, je reprends à zéro
Ras le bol du passé
Ce soir j’ai oublié

 

Le temps n'éfface rien

L’ancre est jetée et tu t’en es allée
Les douze coups d’une cloche lointaine retentissent à jamais
Dans ma mémoire brille encore le miroir
Des souvenirs heureux enfouis au fond d’un vieux tiroir

Le temps n’efface rien, il passe hélas et sans fin
Ma douleur et mon chagrin
Mes blessures m’accompagnent, la peur est ma compagne
Mon unique témoin

Même si le vent chasse toujours les nuages
Il ne sèchera jamais les larmes qui coulent sur mon visage
Au loin du quai, le bateau s’est échoué
Emportant dans les profondeurs ton âme et mes regrets

Le temps n’efface rien, il passe hélas et sans fin
Ma douleur et mon chagrin
Mes blessures m’accompagnent, la peur est ma compagne
Mon unique témoin


 

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