Retour au sommaire


S/T :

Karatékaraté
Série Z
Zorba la loose
Nostalgie de la
Vieille rebelle
A.D.
3:36 on se les pèle
Panique au Prisunic
(Hein ?) Satisfaction
La chanson du mec en place
Christine a les nerfs
Ta ! Ta ! Poum !

 

 

Série Z

Ca y est c’est réussi bravo, je suis complètement lobo-
-tomisé par l’écran carré, ma mémoire elle s’est effacée
La cervelle complètement niquée, y’a le programme de ce soir
Celui de ma vie, c’est si vide, ils t’ont même pas mis l’image
La critique ou un résumé pourri dans télé Z
Ma vie cette série Z

Ca y est on rentre dans Camelot
Y’a des princesses aux fenêtres
Des cracheurs de feu, des corbeaux
Merlin qui enchante les têtes
Déguisé en dinosaure ; dans son navire de combat
Arrive le prince d’ Euphor qui crie bien fort : « métamorphose ! »

C’est marre je vais me jeter sous la grande faux hohohoho

Ca y est c’est réussi, Mado
Je suis complètement miso
Parfum de tes nuits infidèles
Lancelot vient pour se taper ma Guenièvre
Sa quiquette de dinosaure
Je la perfore à la fourchette
Je suis complètement malade
Mayo ketchup harrissa moutarde

J’en ai marre je suis fatigué, je vais exploser
Ma vie dans une gerbe
Ma vie c’est de la merde.

 

Zorba la loose

C’est l’histoire d’un taré qui s’appellait Zorba
Il vivait de filles riches, de putes couvertes de moussaka
Son père était flic sa mère faisait de la télé
Le mari tapait des noirs pendant que sa femme se les tapait
Il avait tous les musclors quand il était petit
Il disait donne-moi, sans jamais dire merci
Il avait qu’un seul hobby, la ceinture de judo
Il était beau comme un sapin, un perfect de Sub-Zéro

Le booster tuné, de tous les kékés
C’était le maître incontesté, oui c’est toi le héros
Plus grand qu’Al Pacino
Tu distribues les râteaux à des paysannes aux corps beaux
T’y as bien profité de la vie maintenant tu sais tu vas payer

C’est l’histoire d’une tache qui s’appelle Bazor
Sa femme l’a quitté il bouffe tout seul sa moussakor
Il est père d’un fils indigne qui lui pique son chômage
Pour payer des gins fizz aux filles du bistro plage
Il a vendu ses musclors à un petit malappris
Maintenant c’est plus le boss, c’est ces tronches d’abrutis
Il a trouvé une fille dans un reality-show
Quand on lui dit t’y as de la chance, lui il y croit pas trop

Le scénic 10 places, chaque jour tu t’entasses
Sur l’autoroute de l’angoisse, hélas, plus héros
Dans tes Sebago
Tu bois le champagne au bistro, pas au Pasino
Le week-end au Casto, tu bouffes au Buffalo
Grillé dans cette vie fofofofo.

 

Nostalgie de la

Retour sur les années 90, à cette époque l’OM venait de faire le doublé
On avait tous les mêmes envies, se niquer des filles fringuées en hôtesses de l’air et jouer au ballon
Pour qu’elles nous encouragent on faisait les ronflants, le plus dur c’est quand on faisait calmer

À grand coups de moulons, de filades organisées
Les plus forts de la cour venaient vous la fermer
C’était l’époque bénie des chasses à l’homme sans pitié
Et des raids chez l’épicier

Mais tout ça a bien changé les gars ne pensent plus qu’à se gagner du blé ou à se toucher le vié
Et les filles ne nous encouragent plus, tout le monde a pris des chemins différents

Qu’on se trouve un vrai métier ou qu’on soit un galérien né
On a tous à peu près le même passé
Et moi ça me fait marrer de connaître autant
De fils de rien de fils de riches et des suceurs d'anus
Moi, je mène une vie triste, j’aurais voulu être un artiste
Pour crever dans ma baignoire ou à la sortie du cinéma

Marcher tout droit, non ça, ça n’est pas pour moi
Je suis peut être pas beau, mais on va pas me dompter
Je vais pas me laisser emboucaner
Par les tocards de MTV

On quitte les années 90 avec quelques déceptions, de petites victoires
On est jamais ce qu’on voulait être mais parti de rien on ne devient rien
Pas de message d’espoir dans ce refrain
C’est la pauvre condition de l’être moyen que j’essuie
Moyen de par la taille, et de par mes nécessités
Moyen de par l’envie, moyen de par ma poésie
Si dans les années 2000 je reste cet homme standard
Je crois bien qu’il faudra me passer par les armes.

 

Vieille rebelle

J’me ballade, avenue de Toulon
Y’a personne dans la rue, il est 10 heures et quart (du mat’)
Je m’arrête au foyer du peuple
Comme c’est l’heure du Ricard, je prends un fifty-one Car je suis un taré, un taré c’est vrai
Y’a des yeux dans la soupe
Que tu m’as servie, fils de la société
Garde les tes insultes
J’ai envie de niquer, pas de travailler
Y’a des yeux dans la soupe
Que tu m’as servie, fils de la société
Garde les tes insultes
J’ai envie de niquer, mais je suis malade
Y’a de la morve sur la table
Donnez moi à boire où je casse le bar (j’en reviens au Ricard)
J’ai merdé, j’ai perdu mes clés
Des milliards de couleurs qui jaillissent de mon cœur, ça fait des papillons, c’est joli

Y’a des yeux dans la soupe
Que tu m’as servie, fils de la ha ha ha
Garde les tes insultes
J’ai envie de serrer

 

A.D.

J’ai un petit truc qui me gratte
Faut que j’aille exploser
Le pus sur la glace
Avant d’aller me coucher
Les matelots sont pas foutus
De retrouver leur chemin
Dans cette mer de merde
Mon cerveau de païen
J’ai beau tous les jours essayer
Je n’aime pas les êtres humains
Même avec la sauce blanche
Salade tomate dans le pain
Combien de fois je me réveille
J’ai de la gerbe au bord des lèvres
Et l’envie de couper les têtes
De tous les gars dans le métro

Tuez les tuez les tuez les
Tuez les tous, ces connards, méchamment
Tuez les tuez les tuez les
Comme si on était au stade en chantant
Ou dans ce putain de camion

Personne ne m’écoute
Quand je rentre du chantier
Y’a plus que ça à foutre
Allumer la télé
Mon con de fils il la regarde
Je peux même plus zapper
Il me dégoûte ce connard
C’est moi qui l’ai fait
La pute de la météo
Je lui casserais bien le cul
À l’arrière du fourgon
Couchés sur les agglos

Poussez les poussez les poussez lez
Poussez un peu les salopes au firmament
Poussez les poussez les poussez les
Pour nous au fond, y’a déjà plus de place
On reste à la maison

Tuez les tuez les tuez les
Tuez les tous, ces connards du firmament
Tuez les tuez les tuez les
Comme si on était au stade en chantant
Sur des rythmes adolescents
Quelque chose de bien décadent
Moi, le beat de Beyoncé
Ca m’a toujours fait bander
Cette fois-ci ça y est on va tous vous faire sauter
Dans mon survêt j’ai froid

 

3:36 on se les pèle

Triste, pâle à en crever
Je veux pas réaliser
Maintenant tout est fini
On a plus quatorze ans
On est plus frères que de sang
Même si on se tape à mort
Elle ne peut plus sortir
La haine que l’on se porte
Les lèvres tremblantes, le front suintant, et les yeux injectés de sang
Triste et pâle à en crever
Je veux pas me faire à l’idée
Qu’est ce qu’elle a ma gueule ?
Je te l’explose en premier
On pourra plus jouer ensemble à Double Dragon
On regardera plus la télé
On a plus quatorze ans
Cette blessure elle fait mal, elle fait mal
Ça fait mâle.

 

Panique au Prisunic

J’machète des allumettes
Le matin à mon p’tit S’permarket
J’m’achète un e bombonnette
Le matin même au même petit market
Je machette dans la tête
Le gardien du super supermarket
Ca craque dans ma petite tête
Mes oreilles surchauffent mes oreillent vont fondre

Allô ? Monsieur l’ordinateur, où est passée mon âme ?
Allôooo ? Monsieur l’ordinateur (j’ai du faire un erreur)
Call me j’aime pas la vie
Comme elle me le rend bien, aussi
Comique tragédie c’est trop triste et ça te fait marrer

Mes oreilles explosent

Call me plus, je suis parti
Comme une flamme dans l’incendie
Comique tragédie c’est trop drôle mais ça t’a fait pleurer

Dormir à l’infini...

 

(Hein ?) Satisfaction

Ma fiancée ne me plaît pas, elle est conne elle sent sous les bras
Elle veut pas jouer au pompier.-elle fait caguer
De tête elle est vraiment pas belle, mais de corps elle est monstrueuse
Qu'est ce qui m'a pris de la brancher...-c'est peut etre janvier

Qui me fait faire n'importe quoi, tellement que je suis déprimé
Je bouffe que du bavarois, bien fait pour moi! -bien fait pour moi!

Et mon boulot ne me plait pas, c'est de la merde ça sert à rien
Je passe mon temps le cul assis...-je rêve au train
Qui m'emmenera loin d'ici, de ma fiancée de cette ville
De mon univers pourri

Encore une nuit où je vais pas dormir
Y'a rien à faire qu'à voir le porno
Toutes ces filles qui se bouffent le cul c'est pas beau
Encore une nuit où je peux plus dormir
Je supporte plus le silence dans la rue
Lumère du jour fais de moi un héros, le plus beau

Cette chanson ne me plait pas c'est de la merde tout comme moi
Je vais me mettre à la bourrée...-ma fiancée?
Ma fiancée ne me plait pas elle est conne, laide, lalilala
Je ferais mieux de la quitter
Mais moi je suis encore plus laid.

 

La chanson du mec en place

Quand je fais voir ma moto je fais bander
Tous mes copains les païos de 17 ans
Quand je fais voir mes abdos je fais mouiller
Les petites crapuleuses du lycée Montgrand
Des millions de connards, ils bandent tous sur moi
Des milliers de salopes en string et en tanga

Quand j’passe à la rue saint-fé je fais crier
Tous ces pédés de vendeurs quand j’rentre dedans
Leur magasin de tocards rien qu’à me voir les gens
Ils veulent plus rien acheter, mon sourire c’est de l’or
Des millions de connards, ils bandent tous sur moi
Des millions de salopes en string et en tanga

Quand on me cherche l’embrouille, j’envoie les pieds
Personne peut rivaliser avec ma balayette
Quand on me parle mal, j’envoie les pieds
Ma bouche c’est comme mon vier, une vraie mitraillette
Des millions de connards, ils bandent tous sur moi
Des millions de salopes en string et en tanga

Quand je vais au millenium, je fais briller
La piste rien qu’en posant mes yeux dessus
Quand je vais au Cubaïla, voilà des culs, enfin
Sur un petit air de salsa qui fait que de continuer
Des millions de connards, ils bandent tous sur moi
Des millions de salopes en string et en tanga

Lalalalalalalala.

 

Christine a les nerfs

Les sanglots long c’est fini
Les sentiments sont partis
Laissant ton cœur démuni
Des munitions dans le gun
Des mutilations dans l’oeil
Début de l’apocalypse
Comme y’a plus rien qui te plaît
Les putes en Versace
Tu vas leur faire payer
Les mecs en Lamborghini
Qui dégoulinent d’amis
Tu vas leur couper leur vie
Dévorée par les idées noires, c’est la merde
On t’avait dit attention, il est pas fidèle
Il t’avait dit te fie pas à ma tête belle
Tu voulais pas de gamin, tu as le sien, c’est bête
T’y as qu’à lui couper les mains, Christine

Le printemps est fini
Le prince est parti
Le Priape avec lui
Avec lui la luxure
Avé Caligula
Z’aviez cassé les draps
Comme tu en as rien à foutre
De leur putains de poutres
Tu te fourres des doigts
Dans l’œil si tu te crois
Capable de te passer
De ces cochoncetés

Dévorée par les idées noires, c’est la merde
Cette fois-ci attention, Christine à les nerfs
Combien elle a mis de balles dans son revolver
Ca va saigner des litrons dans les chaumières
Combien de millions d’années ça dure l’enfer
Cette fois-ci attention, Christine a les nerfs.

 

Ta ! Ta ! Poum !

Tu te souviens de cette ville ?
Y’a combien, au moins vingt ans de ça
C’était les arabes contre les skins
Et les punks ils se gavaient de white
Des seringues dans les escaliers
Est-ce qu’il y est encore dans le métro
Le vieux clodo cloué au dos
De la machine qui vendait des Haribo – comme c’est beau
Tu te souviens de la maison ?
Le quartier, c’était comment, déjà ?
Le terrain vague est démoli
Ils y ont mis un immeuble à la place
- c’est trop classe, ça me glace
Tu te souviens de l’avenir
Impossible, comment on a pu croire...
Le vieux clodo dans le métro
C’était ton père, tu crois que je savais pas ?
- comme c’est bad.

 

Paroles tirées du site internet du groupe.

 

Haut de page