La déferlante Chavana (pléonasme ?) se poursuit ce soir avec la venue des californiens Voodoo Glow Skulls dans la très conviviale salle du Café Julien. Bon, l'adjectif "convivial" concerne essentiellement le lieu, pour ce qui est du comptoir et de la sécu, on a déjà connu plus aimable... Bref. Les V.G.S. font partie de ces groupes que je connaissais largement de réputation, mais sur lesquels je n'avais jamais eu l'occasion de poser une oreille (on a chacun plusieurs expériences dans le genre). Et Odelizz' m'a un peu foutu la pression en m'racontant qu'la dernière fois, elle avait trouvé ça en carton-pâte.
Trêve de blabla, venons-en aux hostilités : nous arrivons - le greffé du bob, Momo' et moi - durant le set des Menpenti, dans une salle correctement remplie pour un mardi soir. Beaucoup de gens au look "punk-rock", que je ne vois jamais dans les autres concerts, avec des noms moins glorieux que ceux sortis de chez Epitath Records... Je vais pas gueuler trop fort, c'est un coup à ne plus les faire revenir, vu à quel point leurs convictions semblent fragiles (ah ben zut, le coup est parti)... Menpenti donc que je vois pour la première fois avec le nouveau batteur, qui assure plus que bien, je reprendrai Odelizz pour définir la musique du groupe, dont j'ai déjà vanté plus de dix fois les mérites : "au premier abord un peu irritante, elle nous manque presque avec son charme brut quand le set (...) s’achève".
Grande première à Marseille pour les Sobers, trois rescapés des regrettés Robert DéBé, et à défaut d'avoir fait sauter la salle, la prestation restera néanmoins mémorable : ce punk-rock au parfum celtique, pas encore carré, nous délectera dans l'ordre de :
- la reprise de NOFX - elle-même reprise de Joe Dassin - Champs-Elysées (merci Zhou pour la précision),
- d'une reprise mix du dessin-animé Les Entrechats avec Viens voir les comédiens de Charles Aznavour (oui oui),
- d'un featuring plus qu'improvisé (voire non désiré, doux euphémisme) avec un punk bourré en train de brailler "LIBEREZ SANTOS" durant tout un morceau,
- de deux complices travestis de manière fort exotique, photos à l'appui...Wow, six personnes sur la scène du Café Julien, on peut dire que les Voodoo Glow Skulls savent exploiter au mieux un espace, vu que sur l’ensemble d’effectif, trois sont de beaux bébés taquinant allègrement le quintal, un joue du trombone à coulisse... Le chanteur débarque avec un masque de catcheur d'époque, et nous voici partis pour un set tout en rythme, le Ska se mélange superbement à un rythme Hardcore bien incisif, le public tout entier danse et bouge de la tête, tandis que devant la scène c'est un pogo bien vivant qui démarre pour ne plus s'arrêter, slams en bonus...
Peu de temps morts, un groupe qui semble des plus sympas, le froid ne dure pas plus de trente secondes quand un gars beurré se fait lourder par la sécurité, avec davantage de violence que s'il avait été pris en flagrant-délit de vol... Ok il était lourd, mais niveau professionnalisme la sécu, on y repassera. Bref². Le set défile à toute allure, et le rappel arrive vite, avec deux morceaux particulièrement festifs, qui scient définitivement les jambes à l’assistance…
On dit au revoir, merci à Chavana, et on s’rentre à même pas minuit, avec un putain de bon moment passé ! Une fois de plus, les absents ont eu bien tort !
Vand
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