Lundi 20 Novembre 2006 - 21h - Embobineuse - Marseille

The Hatepinks - The Spits

 

Programme alléchant à l’Embobineuse avec un concert réunissant les Hatepinks et les Spits from Seattle. Affiche malheureusement avortée au dernier moment il y a deux ans. En tout cas voilà de quoi démarrer la semaine en beauté. Vand essayant de faire croire qu’il travaille décline la partie, c’est donc en compagnie du seul Gas que j’arrive en avance à la Belle de Mai. Une place juste à côté plus tard et on est très avance, ce qui commence à devenir une mauvaise habitude. D’autant plus que le concert aura lui pas mal de retard.

Les Hatepinks attaquent donc devant une salle correctement remplie pour un soir de semaine et face à la concurrence proche et buzzesque des Bellrays. Les haines rose nous ont offert un set de tous les diables. Furieusement rock’n roll, terriblement dansant, totalement sauvage (et autre adjectif en –ent), la grande forme servie par un bon son quoiqu’un poil fort (moi qui gardais un mauvais souvenir du son de l’Embobineuse). A un Olivier déchaîné, sortant tout son célèbre attirail (sac plastique, scotch, saut furieux dans le public, … particulièrement inspiré et fou ce soir) ont répondu des morceaux sauvages et fulgurants, encore plus dansant que d’habitude, délivrés par un duo basse-guitare tout en poses. Aller savoir pourquoi ce soir j’ai particulièrement bloqué sur les chœurs de Hugues, réalisant qu’ils apportaient beaucoup aux morceaux. Une avant-dernière précision pour dire que le public était en forme, et une dernière pour les morceaux joués, de manière non exhaustive et avec probablement quelques erreurs : Plastic bag ambitions, Sexual liberation animals, Fall in love with a JPEG file, Deine mutter die pute, Ich möchte ein eisbär sein, Microwave drugs, Living on plastic, We are le hatepink, Do the hateswing, Girl migraine, I’m a divorce, … Vraiment très bon ce soir !

Place donc aux fameux Spits, dont j’avoue ne connaître que le nom et une maigre poignée de morceaux. Et la j’ai pris ma claque : les Spits c’est trop méchant ! Il porterait des coupes aux bols et des blousons en cuir qu’on croirait presque voir des Ramones tombé dans la soupe new wave. A la place ce soir ils portaient une belle panoplie de veste en jean déchiré particulièrement kitch. Les Spits ne sont pas très remuants sur scène mais ils en imposent, un mur de son hyper dansant, qui inconsciemment fait remuer la tête et les genoux et a rendu fou un public déchaîné. Double chant percutant, très ramonsien, mélodique et hargneux à la fois, clavier new wave, rythmique infernale, … Dévastateur et sauvage, follement dansant, imparable, original (le mix punk / new wave, mais beaucoup plus dur que celui des Epoxies), simple et efficace, c’est frais et ça donne envie de s’amuser. Et surtout ça me convainc plus que sur disque, certes bons, mais pas au niveau de leurs perfs scénique du tonnerre. Que du bonheur !

Malheureusement le petit Gas étant fatigué et paraît il travaillant le lendemain (ah tiens moi aussi), on a du partir avant la fin à mon très grand regret. C’est chiant d’habiter « loin » … En tout cas parti sans attendre grand chose des Spits j’ai été très agréablement surpris. Couplé à un excellent set des Hatepinks ça fait une très bonne soirée qui aurait gagné à commencer un peu plus tôt pour un lundi soir, histoire que je ne rate pas la fin du concert …

Zhou


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