Samedi 20 Mars 2004 - 21h30 - La Machine à coudre - Marseille
Sabot - The Zoomen - The Hatepinks
Petit événement
du côté de Marseille et plus précisément de la Machine
à coudre pour la sortie du premier album des Hatepinks, le nouveau groupe
du chanteur des mythiques Gasolheads, le batteur et le guitariste des fort sympathique
Dollybird et le bassiste des Plastic Congelators. Comme le veux la tradition,
le release party de l'album (pour les gens qui ne comprendrais pas l'anglaisc'est
une fête pour la sortie de l'album) se fait pour notre plus grand bonheur
à Marseille et bien sur à la Machine à coudre, salle punk
par excellence de Marseille.
C'est enfin le grand soir où on va découvrir ce premier opus qui me fait bien envie. C'est avec le souvenir d'une bonne perf au Balthazar, d'un bon split vinyl et de quelques MP3 glané sur leur site que Gas et moi bravons les obstacles (en gros se garer à Marseille un samedi soir quand on a la bonne idée de ce pointé vers 21h30) qui nous mènent jusqu'a la Machine à coudre. Avec pour moi une envie toute particulière de revoir Olivier Gasoil sur scène (j'aurais tant aimer voir les Gasol en live ...) et ses prestations démoniaques.
Release party oblige, à l'entrée le choix est la : 5 € l'entrée, 10 € avec le CD, le choix est bien entendu rapide, je prend le CD avec, depuis le temps que je l'attend. On arrive donc en pleine perf de Sabot, groupe de jazzcore instrumental plutôt intéressant. Ils auront visiblement jouer environ 4 morceaux en plus d'une demi heure ... impressionnant. Mais ça claque bien et Gas aura du mal a se remettre de la performance du bassiste (à moins que ça vienne du blocage que l'on a tendance à faire sur les bassistes). La chaleur est déjà bien étouffante dans la microscopique salle. Arrive alors The Zoomen, la dégaine est déjà plus la même, le son pas vraiment non plus. Plutôt brouillon au début (tout ce qui est instrument frite bien mais le chant ressort mal) ça s'améliore vers la fin avec quelques bons pti morceau bien comme il faut. Le groupe ne veux plus quitter la scène et nous offre du rab (qui s'en plaindra) ... le chanteur fini d'ailleurs dans un état bizarre. Bien il est temps que ça commence.
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Le groupe monte sur scène, plein de zolie ballon rose sont envoyé dans la salle, le ton coloristique est donné (dés fois qu'on en doute). Il est d'ailleurs amusant de voir combien on vois toujours les mêmes têtes dans les concerts Punk marseillais et plus particulièrement les concerts de groupe Lollipop ... n'y aurait t'il qu'une trentaine de punk à Marseille ? On peut également signaler tant qu'on y est l'éclectisme total du public, du jeune punk de 17 ans au papi de 60 ans (véridique), du punk au blouson noir en passant par le mec bien habillé ... on trouve vraiment de tout. Une fois de plus la dégaine du groupe est inimitable. Arborant de belle chemise rose, cravate, gant et surtout lunettes de soleil, le groupe est inimitable de ce côté la. Difficile de faire plus dégaine. Le concert s'ouvre bien sur avec la célèbre "We are le Hatepink". De bon pti pogo sont lancer sur le devant de la salle (mais peut on raisonnablement parler de "devant" de la salle), l'ambiance est plus chaude que la dernière fois. Le groupe se lâche, on sent bien que les morceaux sont maîtrisés après une grosse tournée en Europe de l'Est. La performance scénique est à la hauteur des espérances, Olivier est en grande forme, bondissant, hurlant, gesticulant comme un possédé avec ses habituelles phrases inter-ziques bien difficile a comprendre (sauf la "la prochaine musique c'est pas la même que la précédente") et son habituelle blague "on est les Neurotic Swingers". Les musiques de l'album s'enchaîne avec notamment My friends are assholes qui tranche assez avec le rythme du concert par son ton "calme". Les paroles sont en tout cas un grand moment punk. Les ballons volettent et pètent, les pogos continuent, les slams finissent de retapisser le toit, et l'ambiance est bonne. De tête et avec de gros risque d'erreur il me semble qu'il ont jouer entre autres Bored on pills, Sehr gut rock und roll, ... bah en fait ils ont du jouer tout simplement les musiques de l'album.
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Le groupe quitte la scène pour le rappel, mais seul Hugues reste histoire de continuer de finir toute les bières qui traînent et de chauffer le public. Il avait apparemment pas envi de s'arrêter ... Le haines rose viennent enfin se joindre à Hugues déjà prêt, pour quelques dernières ziques. Après l'excellente Do the hateswing baby par Nasser, Olivier semblait vouloir conclure par We are le Hatepink mais un micro complot entre Hugues et Nasser nous offriras une ultime musique avant que cette Release party ne se conclu sur le We are le Hatepinks de rigueur. Le mot de la fin reviendra à Mister Gasoil "Merci à la Machine à coudre et allez vous faire foutre". Le temps de récupérer mon CD à la sortie (où un papi de 60 ans bien tassé qui ressemblait à mon grand père lâchera en récupérant son skeud un "c'était très bien bravo", ça fait plaisir), de me dire qu'il me faut vraiment le vinyl tellement il est beau et on rentre à la maison.
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Donc voila, pour conclure je dirais que ce fut une très bonne soirée, j'ai encore plus appréciez le concert que la dernière fois au Balthazar (faut dire que je découvrais les Hatepinks sur scène à ce concert), la performance scénique est une fois de plus démoniaque et vaut le détour à elle seule. Mais en plus les ziques sont franchement excellentes et je dois avouer que je m'attendais pas à aussi bien. Bref le genre de soirée qui met la pèche. Le rendez vous est pris au Poste le 22 avril.
Zhou