Une escapade en Vélib’ depuis l’escale Borely a eu raison de ma motivation pour gravir les 30 mètres séparant le canapé (et une bonne rediffusion de How I met your mother) du Lollipop Store pour assister au showcase de Guerilla Poubelle. D’ailleurs à ce sujet - le Vélib’ pas GxP - il est amusant de constater que la semaine tout le monde chercher une borne alors que le week-end / jours fériés on ne trouve plus un vélo aux abords du Prado et on marche des kilomètres. Reste que c’est bien amusant tout ça, on se croirait presque à Amsterdam, à part que les gens ne respectent pas les pistes cyclables et qu’on préfère lâcher les vélos à Castellane et finir à pied, car il faut vraiment être fou pour faire du vélo sur le Cours Lieutaud (déjà que quand je suis en voiture j’ai peur qu’on m’écrase). Par syllogisme on en déduit qu’à Live in Marseille ils sont fous.
Dans un excès de motivation je parviens donc à m’extirper du canapé (avant même la fin de la Famille Adams) pour parcourir les 60 mètres qui nous séparent de la Machine (vous auraient remarqué que mon sens de la distance est aléatoire puisque Lollipop est donc sensé se trouver à 30 mètres de la Machine).
Oui, le concert, j’y viens. La Machine à Coudre est étonnamment bien remplie (enfin pour un soir de semaine et pour un affrontement frontal avec un Guerilla complet). La salle est très majoritairement remplie de jeunes ados (si la jeunesse n’écoute plus Guerilla Poubelle, où va le monde !), ce qui inspirera à Gas un commentaire philosophique comme quoi il y à genre quatre ans on était largement les plus jeunes (et quasi seuls) alors qu’aujourd’hui on passe limite pour des papas (oui bon Vand c’est sur… d’ailleurs grosse pensée pour Emma !!).
Le concert ? J’y viens. On arrive pendant Vaginal Liquid, qui remporte sans forcer le premier prix inter-régional du nom de groupe le plus… « pittoresque». Je chercher le bassiste, il n’y en a pas (ou alors il était bien caché et ne faisait pas de bruit), c’est donc un trio guitare / batterie / chant. L’attrait du groupe et sa principale force, qui en fait le plus prometteur des groupes d’une jeune garde un peu photocopié, c’est son chant féminin. Ca apporte une touche d’originalité et la miss s’en sort bien malgré quelques trucs à peaufiner avec l’expérience (un peu statique notamment). Y a le potentiel d’une future Axelle Bin Dead ou justement de la chanteuse des Gee Strings. Derrière, la rythmique punk rock sans répit est franchement pas dégeulasse, bien que ça manque un peu de basse pour arrondir les angles. Jamais arrivé à temps ou trop soudé au bar, ce premier vrai contact avec le jeune trio est intéressant. Y a du potentiel mon cher !
On est des feignants alors on préfère rester boire un verre en bas pendant Lover !, agréable fond sonore punk rock popesque dont j’aurais bien du mal à dire plus.
Gas lâche l’affaire, je persévère, je veux voir les Gee Strings, je suis venu pour ça ! Je les voyais plus jeunes, mais putain direct ça déménage. La chanteuse en impose, elle occupe clairement l’espace et balance un chant accrocheur et railleur. La machine est en place, pas de temps mort, les riffs sont nerveux et l’ensemble fuse avec une redoutable efficacité. Le garage punk des allemands en jette un max !
Zhou
>> Retour au sommaire <<