Vendredi 29 Février 2008 - 21h - La Machine à Coudre - Marseille

Sandals of Majesty - The Aggravation

 

Premier concert de l’année à la Machine à Coudre. Il était temps. Résultat d’un calcul savant, on arrive à 22h15. Heure officielle 21h, temps minimum de retard marseillais 1h30, ça laisse le temps de boire un verre avant le début du concert. Mission planifiée, calibrée, Jack Bauer ne ferait pas mieux. Manque de bol à Marseille rien ne sert de planifier, l’important c’est de ne pas arriver à l’heure. A 22h15 il n’y avait absolument personne. Un peu inquiétant sur le coup, mais en fait il recommence à faire chaud, on se croirait presque en été, donc les gens arrivent en masse à 23h et la salle s’avère correctement remplie sur les deux niveaux.

Un peu de bla bla présentatif. Soirée double fonction, d’un côté la quatrième partie du Great Rock’n Roll Marathon marseillais, de l’autre la onzième édition des Psychotic [re]actions, soirées punky horror show à base de groupes lives, DJ sets et projections d’images déviantes. Pour en savoir plus sur l’initiative Rock’n Roll Marathon je vous redirige .

Un groupe de plus que pour les autres psychotic party, donc deux, et c’est Sandals of Majesty qui attaque. Groupe, si j’ai bien compris, marseillo-anglais de noise post punk (on dira). Tiens je me demande si sandals en anglais ca veux dire sandales en français, enfin genre tongs ou espadrilles, ou même sandalettes. Bougez pas je vais voir sur le dico. Apparemment oui, donc le groupe s’intitule les sandales de la majesté, tu m’étonne qu’ils soient à moitié anglais avec un nom pareil. Bref, quoi qu’il en soit, le groupe a l’air d’être composé d’ancien membres d’autres groupes mais vu que je suis très mauvais en anglais je n’ai rien compris à leur bio.

Comme dit précédemment ça sonne post punk noisy plutôt aérien et ondulant. Bien foutu, efficace, avec des riffs plein de vibrato, un chant en place, mais un set peut être un peu long à froid. J’aurais plus vu un ordre de groupe inversé, du nerveux aggravé avant de l’intense sandaleux, mais bon. Intéressant.

Les Aggravation ne sont plus que la coqueluche du sud, maintenant ils tablent à l’échelle internationale : chronique dans le Ventilo national (les Inrocks pour na pas les nommés), tournée allemande, disque sur des labels étrangers (autrichien, parisien, …), panne de camion comme des stars et autres.

La Twingo tuning de ma mère étant équipé d’un poste dernier cri qui capte la radio, j’ai donc pu me délecter des bélatreries des BB Brunes en venant. Autant dire que derrière le pseudo-punk des Aggravation fait un peu tache. Si j’avais su, au lieu d’aller me terrer dans une Machine suante je serais plutôt allé camper devant l’Usine en vu du concert d’un des véritables nouveau groupe ressuscitant le rock’n roll français. C’est un mec de la Nouvelle Star qui le dit, Lio je crois. Trêve de balivernes, on attend le faux pas pour leur taper dessus mais rien n’y fait, pas moyen de dire du mal, on peut même plus bosser correctement. Sérieux. Oh.

Donc oui, pour les impatients, les Aggravation n’ont rien perdu en s’exportant à l’Est et leur set était toujours aussi… comment on dit, ah oui, jouissif ! Public d’autant plus conquis qu’il a été gâté par pas mal de nouveaux morceaux (Pressure, Control, Runaway, …) qui figureront sur les « seven inch » (international je vous dis) à venir. Bref, dans la droite lignée d’un punk nerveux et incisif, irrésistible machine à faire tressauter les jambes, alternant morceaux de speed pur et urgence condescendante. De la fulgurance et de l’insolence tout en efficacité. Et vu que c’est la fête, un rappel avec leur excellente reprise du Degenerated et l’hymne What are you doing now ?.

Après tant d’émotion les DJ’s prennent la suite, mais bon il est déjà bien tard et une journée éreintante de bibliothécaire ça use ! Tiens ça me fait penser que je voulais faire une blague sur l’année bissextile, mais vu que je n’en ai pas trouvé je vais me contenter de le dire.

Zhou


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