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Mercredi 24 Mars 2010 - 21h - Cabaret Aléatoire - Marseille Les Monstroplantes - Le Peuple de l'Herbe |
Avant toute chose, rendons grâce à la délicieuse jeune femme aux cheveux rouges qui gérait les entrées hier soir !
Arrivés, ma moitié et moi-même, sans nous douter un seul instant que le concert afficherait complet, avec juste une accrédit’ Live in Marseille, nous voyons le panneau fatidique « CONCERT COMPLET » sur la porte d’entrée… Aïe. On se dit qu’on tentera bien le coup, avec un peu de chance ils nous vendront une place en sus, si on remplit 50% des conditions d’admission ! Bingo, et mieux encore, puisqu’elle et son acolyte nous offrirons un précieux sésame supplémentaire… Grâce leur soit rendue, louanges leurs soient adressées !
C’est donc dans un Cabaret franchement rempli qu’on arrive, en ayant loupé la première partie ! Dommage, un groupe qui s’appelle Les Monstroplantes m’attire illico du respect, j’ai jamais pu me saquer ce guignol de Jayce et ses compagnons de la Lumière, toujours préféré les machines biomécaniques aux looks Punks !
Le Peuple de l’Herbe, inutile de perdre du temps à vous le cacher, c’est bien. Ils sont 6, mais pas toujours, ils ont chacun un rôle, mais plusieurs sont des électrons libre, ils font des voyages incessants entre divers registres, sans que ça ne soit mal goupillé ou mal interprété, non franchement rien à dire, excellent moment !
Un batteur à la frappe fine et fluide, acoquiné à un bassiste bien en place, et déjà l’on obtient une -logique- très bonne base de Drum’n’Bass… On rajoute un DJ (à la ressemblance amusante avec Moby : dégarni, lunettes grosses montures, aux platines…) qui s’il est attitré aux platines ne rechigne pas pour autant à assurer les chœurs, un trompettiste / claviériste / chanteurs (qu’on a senti aussi à l’aise et plaisant dans les trois registres), un chanteur black qui doit posséder des origines brésiliennes à le voir envoyer des coups de lattes à la façon d’un capoériste en période de rut, et enfin, un dernier chanteur / human beatboxer, totalement impressionnant de par son flot.
Quand ce gars-là chante du Ragga (et Dieu sait que je déteste), ça fait pas caricatural, c’est juste groovy. Quand il envoie, seul face au Cabaret plein à craquer, pendant 5 bonnes minutes, un enchaînement de Beat Box à faire saliver les lascars locaux de PHM, la salle saute dans tous les sens. Un tu-eur.
Musicalement le voyage est incessant, le tronc commun, s’il est résolument D’n’B, vous porte tour à tour vers des sessions sonores Electro, dignes de retenir l’oreille de The Prodigy ; un passage où il ne manquait franchement qu’une guitare électrique pour qu’on se demande si Cypress Hill aurait pas pu les prendre en première partie ; un autre où je tilte sur des rythmes façon Fatboy Slim de la première heure…
J’ai beaucoup aimé le passage où les Monstroplantes se sont joints à la fête, pour un bœuf qui du coup recensait suffisamment de cuivre pour faire blêmir un roumain (second degré, appelez pas la LICRA de suite) : 3 trompettes, 2 saxophones ! Et là on a eu la nuance Ska qui va bien, et qui manquait à la recette finale…
Le tout desservi par une qualité sonore de bonne facture, des lumières impeccables, et une ambiance donc de feu… Le public est très présent, festif, y’a beau avoir suffisamment de weed en combustion pour faire ralentir un gouvernement tout entier sur la réforme des retraites, c’est la fiesta dans la salle.
(Note pour moi-même : si un jour je reviens à mes 15/16 ans, PROMIS je délaisse le Punk, le Hardcore. J’invite les métalleux à en faire de même. On s’est tous demandés, dans nos concerts bruitistes, où étaient les gonzesses, lassées de cette testostérone totalitaire. Cherchez plus les mecs, les nanas écoutent le Peuple de l’Herbe… Mamma mia.)
Deux rappels rondement menés, où le public se régale une dernière fois de la folie douce du groupe, et on se rentre à la maison à même pas minuit, pour ma part ravi d’avoir découvert un groupe si atypique et fun de la meilleure des manière, à savoir via une claque sur scène.
Vand
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