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Samedi 9 Mai 2009 - 21h - La Machine à Coudre - Marseille

Jimy and The Hot Rods - Dirty Wheels - Lazybones

 

Ce samedi j'ai pu vérifier une nouvelle fois à quel point la Machine peut réserver de bonnes surprises. Concert annoncé sur le tard, grosse journée au préalable, Gas et moi nous traînons comme deux grabataires rue John Rock pour constater première surprise qu'il y a plein de monde. Principalement les mauvais garçons et vilaines filles qu'on aperçoit souvent faire des pirouettes du côté du bowl, venus soutenir « leur » groupe, les Dirty Wheels ! Le temps de blaguer avec les piliers Chavanesque et Whatwebelivien, et le premier groupe attaque.

The Sobers ayant annulé, c'est un tout nouveau groupe qui se lance pour sa première Machine ! Un pincement au coeur pour moi, puisque dans Jimy and the Hot Rods, il y a le « petit » Jérémy, que je connais depuis des lustres, qui est un fan des Lazybones depuis un bail, et qui partage désormais une affiche avec eux... Trop la classe.

La salle du haut est remplie à ras-la-gueule, il n'y a absolument plus personne en bas lorsqu'ils attaquent les premières notes. Et là, c'est LA claque. Un PUTAIN de Rockab' furieux, contrebasse qui tient la route même s'il n'en joue que depuis 4 mois, le p'tit David est un génie de la gratte, et le batteur n'a plus qu'à virer son tabouret et à jouer debout pour qu'on l'accepte à part entière ! Musicalement, imaginez que durant un set des Stray Cats, Brian Setzer ait gobé une pilule magique, et accélère le rythme à la folie ! « Harder, Better, Faster, Stronger » diraient les punks imbéciles. A cette sauce s'ajoutent des notes tantôt Surf, tantôt Zztopesques, le tout faisant vibrer la salle et partir de superbes pogos, pas de danse enragés, et hochements de tête incontrôlés ! Le chanteur/guitariste du trio balance juste ce qu'il faut de paroles pour laisser la part belle à la musique, et leur set se termine sous de gros applaudissements. Si la relève du Psycho marseillais semble se situer du côté des Devil Crockett, celle du Rockab' a trouvé Jimy and the Hot Rods ! Et dire qu'à eux trois ils ont même pas l'âge d'un Mystic Punk Pingouin ou d'un Philippe... Ça promet.

On change le matos, et ce sont les Dirty Wheels qui enchaînent, avec un dynamitage de la Machine dans les règles de l'art ! Une voix Street-Punk, une musique où les Rancid et Suicidal Tendencies auraient trouvé le parfait équilibre, des paroles 0% prise de tête, et un public 200% acquis à la cause, voici les clés d'un set qui m'aura profondément plu ! Ambiance à la fête, re-pogos intenses, volée de slams en tous genres (aïe, j'ai encore mal...)... Les titres sont évocateurs au possible sur la lignée DogTown / Orange County : Old School Warriors, Dirty Wheels, ... Pour ceux qui veulent du prise de tête, passez votre chemin, y'a sûrement un truc à l'Embobineuse ! A la fin de la soirée le chanteur m'expliquait que les nouveaux morceaux accentueraient davantage le côté Street, j'espère juste personnellement que l'on entendra toujours autant les rythmes californiens, qui apportent un réel plus à la sauce. Si je voulais à peine chipoter, je dirais que le batteur devrait taper encore plus fort sur ses fûts, mais on m'a également dit qu'il jouait depuis pas très longtemps, donc la remarque n'a même pas à figurer, vu que ça ne saurait tarder à venir... Du tout bon !

Mon seul petit regret de la soirée sera d'avoir mis les Lazybones en dernier : le public ayant été essoré par le rouleau-compresseur aux sales roues (sacré moi...), une partie d'entre eux ont préféré quitter la Machine sitôt le set achevé. Du coup, les Lazybones ont eu un peu moins de monde. Dommage, mais qu'à cela ne tienne, les trois transfuges d'Hanami / Acid Test / Take Shit Back / Sweet Children / Not Pain Quotidien / Mitch and the Straps / V-Lasco and the Old Boys / etc etc... ont servi un set revisité, avant de partir faire une mini-tournée dans le nord-ouest ! Exemple frappant, entamer la set list par Childhood's friends, qui jusqu'à présent servait de final. On a eu du classique, de Comme avant, Pretty Baby jusqu'à Saturday night drunkers, Gloria, ... Plus la reprise du man in black Ring of fire, dans une version viscérale et survoltée, et deux nouveaux titres que j'avais déjà entendus deux mois auparavant lors de la date avec Ed Mushi et Not'Pain Quotidien. Le public ne s'y trompe pas et applaudit sincèrement le set toujours plein de vie des trois lascars, qui conclut une soirée vraiment classe...

Avec du recul, c'est toujours à la Machine que j'ai eu ce genre d'expérience : qu'il s'agit des ISP, des Pookies, d'un anniversaire des feus Ratakans, ou désormais d'un 9 mai 2009, on arrive à moitié à reculons, et on repart avec les oreilles qui bourdonnent, la bonne humeur, et deux litres de sueur en moins.

Y'a pas à chier, le Punk se porte bien à Marseille.

Vand


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