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Jeudi 21 Mai 2009 - 21h - La Machine à Coudre - Marseille

Lee Zeirjick - Poutre - Kill The Thrill

 

En attendant dans le sas, un nouveau venu me demande qui est en train de jouer. Me la pétant connaisseur, je réponds Lee Zeirjick, mon interlocuteur me regarde avec des yeux ronds et me dit "Un mec toute seul ne peut pas faire autant de bruit !". je souris. Welcome à une soirée noise à la Machine à Coudre, concept que je vais tenter de faire découvrir à une amie lilloise (qui a dit la pauvre ?).

by Pirlouiiiit

Le temps de souhaiter son anniversaire à la taulière, Ben a terminé son set. Caramba, encore raté. Mais je l'ai déjà vu et déjà écrit toute le bien que j'en pense sur scène (note à Billy Jones et sa famille nombreuse : surement parce qu'il y a un buzz du milieu musicalo-hype sur lui. Motherfucker.). La salle est bien remplie, vu que c'est un concert de soutien à la Machine, ça fait plaisir.

Le temps de descendre quelques cervoises et de faire visiter les lieux, le trio arlésien Poutre prend place. Découvert grâce à N-Twin, ou Philippe Manoeuvre je ne sais plus, ce groupe de noise m'avait bien scotché au Lounge. Ce soir, cela va être encore le cas.

Poutre by Pirlouiiiit

Entre Shellac et Condense, leur noise saccadée et bien barrée repose sur une basse métallique comme je les aime, plombée à souhait. Et une excellent dégaine de vieux routard alterno-hardcore habité du bassiste. Rythmique saccadée, des cassures rythmiques qui lorgnent vers Fugazi, instrumentaux qui durent, limite stoner et psyché parfois, voix entre hurlements et accents nicolasdickiens. Ce soir encore, j'en sors totalement convaincu.

Kill The Thrill monte sur scène après une courte pause. Que dire de plus sur ce groupe, vu que cela fait des années qu'on écrit qu'il est fascinant sur scène ? Nico, guitare et voix, Commandeur qui guide le navire sur des flots tumultueux, mélancoliques. Marylin et sa basse obsédante, Fred à la gratte nerveuse, viscérale.

Kill The Thrill by Pirlouiiiit

Ce soir, le côté mur de son sera moins implacable. Moins l'impression de se prendre une vague sonique en pleine poire. L'occasion de bloquer sur la voix. Cette voix unique, écorchée, d'un romantisme désespéré, d'un lyrisme obsessionnel. Trio sur une seul ligne, un bloc monolithique qui envoie ce son noise sans concession. Un orage tellurique, une musique de fin du monde. Ou plutôt de l'instant d'après la fin du monde.

Une claque magistrale encore une fois.

Live report paru initialement sur Live in Marseille.

Mystic Punk Pinguin


Photos :
Pirlouiiiit


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