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Mardi 19 Octobre 2010 - 20h - Enthropy - Marseille

Keith Richards Overdose - The Bowers

 

Après avoir participé à la manif contre la réforme des retraites en général et contre Sarkozy en particulier, quoi de plus normal d’enchaîner avec un groupe de pré-retraités. Ce soir là en effet, à l’Enthröpy, Keith Richard Overdose passait en première partie des australiens de The Bowers.

KRO (étrange, pour des buveurs de pastis) fait parti d’un de ces nombreux groupes rock composés de “vieux d’la vieille” qui ont sévi dans leur jeunesse dans une myriade d’autres combos marseillais. Les mec de Keith Richards Overdose sont issus, entre autre, du célèbre groupe homophobe The Hatepinks et du non moins célèbre groupe glamour Neurotic Swingers.

L’Enthröpy est une petite salle plutôt agréable où on peu boire de la bière artisanale pas dégueu pour un prix raisonnable, mais elle a un petit défaut : sa sono. Comme dans d’autres lieux, à tous les coups l’on gagne et on sort du concert les tympans flingués avec ce satané acouphène aigu qui ne vous quitte plus de la nuit.

Vers 21h30 les Keith Richards Overdose sont donc montés sur scène et ont démarré leur set devant la vingtaine de personnes présente dans la salle. Ce groupe est actuellement un des plus intéressant de la scène rock marseillaise parce qu’il mélange les genres tout en restant authentique. Leur musique est un peu la rencontre entre le punk, le psychobilly et la british invasion : un chant aux accents crampsien posé sur le gros son de deux guitares accompagnés par une rythmique endiablée. Comme ce sont quatre ziquos confirmés qui ont l’habitude de la scène, la sauce a donc rapidement pris et le show fut réussi, avec un bémol quand même : les quelques loupés du guitariste (on l’excuse, c’est un mort-vivant!).

La quinzaine de morceaux joués ce soir-là (dont une reprise des Beatles première période) reçurent un bon accueil du public et on aurait bien aimé que ça dure.

Mais voilà, ce fut au tour de la tête d’affiche The Bowers (from Melbourne) de s’installer sur la minuscule scène de l’Enthröpy. Au chant il y avait un grand échalas maigrichon et chevelu (avec une voix...heu...disons à l’opposé spectral de celle de Lemmy), un guitariste, un bassiste et derrière les fûts, une brunette. Avec The Bowers on changeait de registre musical, disons que pour mes oreilles ça oscillait entre de l’indie pop et du folk psyche (ouf ! j’y vais fort).

La chute de tension musicale m’a été fatale et j’ai préféré prendre la poudre d’escampette.

Griffu


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