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Vendredi 13 Novembre 2009 - 21h - La Machine à Coudre - Marseille

The Snackybouliste - Irritones - The Keith Richards Overdose

 

Ce genre d’affiches ont le mérite d’offrir à tout un chacun mille et une excuses de se rendre à la Machine à Coudre. Soutien au nouveau sport régional qu’est la perte de ronds lors des grosses affiches, deuxième prestation de Los Irritones de Marsella ou grande première des mystérieux Keith Richards Overdose. Ou les trois.

Chacune des raisons est hautement valable et plus que recommandable, pourtant la Machine à Coudre affichera une affluence terriblement pâlotte. Encore plus surprenant, le public est un mix improbable de garageux standards avec des jeunes et jolies demoiselles pomponnées et des bobos artoches… Ils s’étaient peut être perdus en allant à la Friche, allez savoir. Toujours est-il que ce soir là, la Machine à Coudre semblait être The Place to Be.

Attaquons. En extra guest première partie surprise, les Snackybouliste(s), jeune groupe qui ne veux pas être étiqueté punk rock et qui écume les salles marseillaises depuis un petit moment maintenant. N’empêche que ça sonne quand même punk rock, voyez un peu genre Angry Samoans, sur certains morceaux, avec une touche garage kids modernes en plus. Sur d’autres effectivement ça s’en éloigne, quelque part entre rock alternatif anglo-saxon et garage. J’ai pas tout vu mais c’est l’idée générale. Et si je n’été pas déjà trop saoul je dirai qu’ils ont repris les Hives à la fin.

Cette fois je suis dans les temps pour les Irritones ! La fois précédente, leur première, j’étais arrivé un poil trop tard. Pour ce deuxième jet, je suis bien là, face à une toute nouvelle formation dont, premier report oblige, on se doit de donner le pédigrée. C’est redondant mais que voulez vous, ainsi va la curiosité. Et il y a du beau monde avec le chanteur des Hatepinks, le guitariste d’Holy Curse, le bassiste d’Aggravation et le batteur… Euh d’Aggravation. Ces messieurs ayant bien entendu joués dans quelques centaines d’autres groupes que l’on peut s’abstenir de citer.

Résultat de ce mélange fortement instable : un set fulgurant, court, nerveux, comme il se doit, mixant tout le savoir faire des uns et des autres. La rythmique est bondissante, Sonic Polo fait des miracles à la guitare et le chant est toujours aussi incisif. Aucun doute, Marseille semble s’être trouvé une nouvelle source d’hystérie qui pourrait rapidement devenir incontrôlable pour la jeunesse.

J’aurai voulu vous confirmer ça, mais tradition oblige, deux jours plus tard je suis arrivé pile à la fin de leur set au O’Bundies. Quelle idée aussi de commencer des concerts (quasiment) à l’heure !

Et enfin, pour conclure : les mystérieux The Keith Richards Overdose. Mystérieux parce qu’avant ce premier concert on ne savait finalement pas grand-chose sur eux sorti des « il parait que », « machin a un projet avec truc » et autres « non mais en fait ça sonne plutôt comme ». Pas de site web, pas de Myspace, rien du tout, juste un nom (mais quel nom) et un line up évoqué. Au final ? On y retrouve tous les Hatepinks qui ne sont pas dans les Irritones associés à Pascal Ich Bin Neurotic à la guitare.

On n’est pas dans un projet Dollybird 3.0. Le son est ici plus intense, plus rock’n’roll, plus dur donc. Et pour un premier concert c’était pour le moins euphorisant, public en transe se déhanchant comme des damnés en service compris. Pour le reste, mon éthylisme étant encore plus avancé je vous laisse le mystère entier pour quand vous vous précipiterez les voir. Ca vaut le détour, ça c’est clair.

Zhou


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