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Samedi 1er Mars 2008 - 21h - La Machine à Coudre - Marseille

Rico - A different day - Menpenti - ISP

 

Si y'a bien une soirée qui s'est faite attendre sur Massilia, c'était bien celle d'hier soir, à la Machine. Pensez donc : ISP, LE groupe qui sait foutre une ambiance de feu peu importe l'endroit où on les voit, les fadas de Menpenti avec leur punk à l'accent du 13, et A Different Day, qui redonne ses lettres de noblesse au hardcore old school, chose qui ne s'était plus vue depuis des groupes comme Try to Win, Take Shit Back ou Full in your Face...

J'arrive tout seul sur le coup des 21h sur le cours Lieutaud, pile dans les temps, chose incroyable j'ai trouvé une demi-place, où un garage punk-rock (un peu comme font certains avec une Smart, à 90° par rapport aux autres voitures, mais avec la Vandmobile) me permet d'être à 100m de la salle... Royal. Y'a pas des masses de monde ce soir, j'vais pas ressasser encore une fois les vieilles rengaines, mais ça, pour s'prétendre « hardcore », y'a du monde à Marseille. Par contre, dès qu'il s'agit d'aller à un concert de groupes autres que ceux des potes, là on voit plus personne... « Where is the world Hardcore ? » comme le chantaient les Try to Win. Bref.

En guise d'intro à la soirée, c'est Rico, le chanteur d'ISP, qui muni de sa guitare folk va entonner une bonne douzaines de chansons issues de son répertoire. De jolies chansons, pour la plupart en anglais, qui m'ont fait penser par moments à certains passages parmi les plus calmes des Pogues. Bon après le gars est un sacré personnage, qui a fait rire l'assistance avec ses mimiques et sa grande gueule entre les morceaux, plus quelques autres titres plus agités, notamment la chanson sur les moshparts, la reprise de No time Left, et un cover absolument terrible de Banana Split (de la nouvelle meilleure amie de Philippe Manoeuvre et Sainclair), avec les paroles pas encore maîtrisées malgré la feuille à ses pieds, grand grand moment !

Ca enquille peu d'temps après avec les A Different Day. Troisième date pour eux, et largement celle que j'ai préférée, même avis pour Zhou après discussion. Peut-être que c'est de les voir à la Machine, LA salle rock'n'roll du coin, peut-être aussi est-ce le fait d'avoir en face des gens certes néophytes, mais qui se sont régalés et ont bougé la tête durant tout le set. En tout cas c'était trop bon, la machine s'est mise immédiatement en route, et le feeling s'est bien fait ressentir, les morceaux ont déferlé pour le plus grand plaisir des amateurs du genre (faut dire qu'les ISP ont ramené avec eux une partie des No Guts No Glory et des Backsight, excusez du peu), au final c'était vraiment top. En discutant après coup, ils ont été plusieurs à s'manger une sacrée baffe, qu'il s'agisse de Nico Backseat, de Gui des Menpenti,... Bon, ben reste plus qu'à les voir devant un pit en folie, j'ferai le déplacement à Toulouse pour qu'ça arrive...

On enchaîne avec Menpenti, la version Pastis 51 du punk-rock, les émeutiers de la Capelette sont bien présents, et vont littéralement déclencher les hostilités : ben oui, à force de faire de la musique de voyous, faut pas s'étonner si même les gonzesses se choppent entre elles désormais ! Mieux que le salon de l'agriculture et un faiblichon « et ben casse-toi alors pauv'con », là ça a pris davantage d'ampleur ! C'est dommage ça a un peu terni l'ambiance (bon moi j'ai pas bronché durant le set, j'étais trop occupé à contenir une folle envie de vomir), mais j'y ai quand même trouvé mon compte, j'peux pas dire que j'ai été déçu, même si une fois le set achevé la p'tite équipe sera quant à elle bien moins enthousiaste.

Allez, c'est l'heure de faire la fête ! ISP est un groupe mystère, à chaque fois ils parviennent à foutre le feu dans la salle, à faire danser, pogoter, chanter, hurler les gens, et peu importe leurs délires, la raison probable étant leur mélange de hardcore old school, de punk-rock, et de rock'n'roll, plus un chanteur totalement débridé, qui saute sur tout c'qui bouge, qui balade dans la salle avec son micro... Les titres défilent à bonne allure, pas mal de morceaux du nouveau disque qui s'apprête à sortir, beaucoup issus de « Rusty Ambition », un large panel de titres, tous vous donnant une folle envie de chanter en choeur, de danser, de slamer, bref, de faire la Fête et d'afficher un putain de grand sourire... ISP, c'est la garantie de passer une soirée d'anthologie, chose que tu apprécies encore plus quand tu parles aux gars, qui sont tout c'qui s'fait de mieux niveau humain. Encore un sans-faute pour eux, que j'revoyais ainsi pour la troisième ou quatrième fois !

Bon, ben au final même avec une salle tout juste correctement remplie, tout le monde s'est régalé, les filles souriaent, les mecs se bousculaient, qu'ils arborent un t-shirt Gojira ou The Clash, et moi je repars complètement lessivé d'avoir trop dansé, direction l'anniversaire de Freddysweet, où je provoquerai en duel Mounin à Singstar sur Billy Idol, mais ça c'est beaucoup moins punk-rock...

Vand


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